Thomas

Wiesel

Thomas Wiesel est un humoriste lausannois. Il produit régulièrement du CO2, en se déplaçant en Suisse et en France pour donner des spectacles où les gens ont le droit de venir en voiture, en publiant des vidéos dont le visionnage fait chauffer des data centers et en respirant régulièrement.

De quoi ça parle?

#CO2nsequences

#Thomas Wiesel

Thomas Wiesel réagi avec cynisme et humour, à l’échec de la votation pour l’initiative CO2 en Suisse, en vulgarisant, à sa manière, les conclusions du récent rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur l’état de la crise climatique. Puis, il met surtout de l’avant une des études du professeur François Maréchal de l’EPFL, intitulée Decarbonization in Complex Energy Systems: A Study on the Feasibility of Carbon Neutrality for Switzerland in 2050.

En bref, cette étude imagine un modèle de ville moins énergivore selon un système circulaire, c’est-à-dire en proposant, entre autres, une utilisation et une réutilisation efficaces de l’énergie, une conversion efficace de l’énergie, ainsi que l’intégration des énergies renouvelables.

Résumé de l’étude traitée dans la vidéo

De nos jours, les villes sont responsables de plus de 40% des émissions de gaz à effet de serre. Pourtant la thermodynamique nous montre que chauffer ou refroidir les bâtiments ne devrait demander que 10% de ce qu’elles consomment aujourd’hui. En utilisant le CO2 dans un réseau de chauffage urbain, il est possible de chauffer et refroidir le centre de Genève avec 16% de l’énergie consommée aujourd’hui. Avec des piles à combustible, il est possible de convertir du gaz en électricité et de capter le CO2. Avec l’énergie solaire, le CO2 et l’eau se combinent pour produire du gaz et les déchets que nous produisons peuvent être convertis en chaleur et électricité. En combinant le tout, il est ainsi possible de rendre la ville auto-suffisante.